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Traduction de la Sourate Le rècit en الفرنسية de الترجمة الفرنسية - المنتدى الإسلامي

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3. Nous te relatons, en toute vérité, quelques faits de l’histoire de Moïse et de Pharaon, à l’adresse des gens qui ont la foi.
6. Nous voulions affermir leur situation sur terre et montrer à Pharaon, à Hâmân et à leurs armées ce qu’ils redoutaient de la part (des opprimés).
11. Elle dit à sa sœur[378] : « Va à sa suite. » Elle l’apercevait alors de loin et sans qu’ils aient pu sentir (sa présence).
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[378] La sœur de Moïse.
12. Or, Nous avions déjà défendu qu’il fût allaité d’un autre sein (que celui de sa mère). (Sa sœur) dit : « Voulez-vous que je vous indique une famille qui le prendra en charge à votre place et qui saura bien le traiter ? »
13. Nous le rendîmes alors à sa mère pour qu’elle retrouvât la joie, ne s’affligeât point et se rendît compte que la promesse d’Allah est vérité. La plupart d’entre eux, cependant, ne le savent pas.
14. Lorsqu’il eut atteint la maturité et fut dans la force de l’âge, Nous lui donnâmes la sagesse et la science. C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaiteurs.
15. Il entra un jour dans la ville, à l’insu des ses habitants, et y surprit deux hommes qui se battaient. L’un était de sa communauté, et l’autre du clan ennemi. Celui qui était de sa communauté l’appela à son secours contre son ennemi. Moïse donna à ce dernier un coup de poing et le tua. « C’est certainement une œuvre de Satan, dit-il, c’est un ennemi qui égare (les hommes) d’une façon évidente. »
17. Il dit encore : « Seigneur ! Par les grâces dont Tu m’as comblé, jamais je ne serai l’allié des criminels. »
18. Le lendemain, au petit jour, il était dans la ville, apeuré et regardant autour de lui, lorsque celui qui, la veille, l’avait appelé à son secours demanda son aide à grands cris. Moïse lui dit alors : « Tu es un égaré manifeste ! »
19. Lorsqu’il voulut s’attaquer à leur ennemi commun, il lui fut dit[379] : « Ô Moïse, veux-tu donc me tuer comme tu as déjà tué un homme hier ? Tu ne veux être, décidément, qu’un tyran sur terre, et tu ne souhaites manifestement pas être parmi les hommes de bien. »
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[379] Celui qui s’adresse à Moïse est, selon divers exégètes, soit l’Israélite qu’il avait défendu une première fois et qui croyait que Moïse, regrettant son meurtre, allait s’attaquer à lui cette fois, soit l’Égyptien, leur ennemi commun. Dans les deux cas, le résultat est le même : l’information sera parvenue à Pharaon et à son peuple.
20. Un homme vint en courant de l’autre bout de la ville : «Ô Moïse, dit-il, l’assemblée des notables est en train de délibérer à ton sujet et projette de te mettre à mort. Sors donc (de la ville), je te le conseille sincèrement ! »
23. Il arriva au point d’eau de Madyan, où il trouva une foule de gens qui faisaient boire (leur bétail). Il vit aussi deux femmes qui, un peu plus loin, retenaient (leurs bêtes). « Qu’avez-vous donc ? » leur demanda Moïse. « Nous ne pourrons faire boire (nos bêtes) que lorsque les bergers seront partis, répondirent-elles ; car notre père est un homme très âgé. »
25. D’un pas timide, l’une des deux (jeunes femmes) vint alors vers lui en disant: « Mon père voudrait t’inviter pour te remercier d’avoir abreuvé (les bêtes) à notre place. » Or, quand il alla le voir et lui raconta son histoire, (le père des deux jeunes femmes) lui dit : « N’aie aucune crainte, te voilà sauvé d’un peuple d’injustes. »
26. « Père, prends-le à ton service, dit l’une des deux (jeunes) femmes, car il n’est pas meilleur homme à engager que celui qui est fort et honnête. »
28. « C’est entendu entre toi et moi, fit (Moïse). Qu’il s’agisse de l’une ou de l’autre échéance que j’aurais passée, aucun reproche ne pourra m’être fait. Allah est Garant de ce que nous disons. »
31. Jette ton bâton. » Mais, lorsqu’il le[380] vit se remuer tel un serpent, il tourna les talons et s’enfuit sans se retourner. « Ô Moïse, (reprit Allah), reviens, n’aie pas peur, tu es en sécurité. 
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[380] Le bâton. Voir aussi la note 374.
35. « Nous ferons que ton frère te prête main forte, et Nous vous donnerons, à tous les deux, des arguments d’autorité et ils ne pourront vous atteindre. Grâce à Nos Signes, vous deux, ainsi que ceux qui vous suivront, serez les vainqueurs. »
36. Lorsque, nanti de Nos Signes évidents, Moïse comparut devant eux, [381] ils dirent : «  Ce n’est là que magie mise au point, et nous n’avons jamais entendu parler d’une telle chose chez nos premiers ancêtres ! »
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[381] Devant Pharaon et son assemblée de notables.
38. « Ô vous, assemblée de notables, dit Pharaon, je ne sache[382] point qu’il y ait, pour vous, une autre divinité que moi. Hâmân, fais donc cuire pour moi (des briques) d’argile, et fais bâtir pour moi une tour, peut-être alors pourrai-je monter jusqu’au Dieu de Moïse. Mais je crois plutôt qu’il est du nombre des menteurs. »
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[382] Cet emploi du subjonctif dans une principale n’est possible en français qu’avec le verbe « savoir ». Il est, dans le présent contexte, plus expressif que l’emploi de l’indicatif. Certains grammairiens l’appellent « subjonctif de modestie », mais la « modestie » de Pharaon est ici ironique. Cet emploi évite d’ajouter des commentaires du genre : « à ma connaissance, que je sache, d’après mes modestes connaissances, etc. »
41. Nous fîmes d’eux des chefs qui appellent (les hommes) vers le Feu. Au Jour de la Résurrection, ils n’auront point de secours.
46. Tu n’étais pas, non plus, sur le flanc du Mont quand Nous appelâmes (Moïse), mais (ces événements te sont révélés) par la grâce de ton Seigneur, pour avertir un peuple qui n’avait jamais connu d’avertisseur auparavant. Peut-être alors sauront-ils y réfléchir.
47. Sans cela, si un malheur les avait atteints, à cause de ce qu’ils avaient commis de leurs propres mains, ils auraient dit : « Seigneur ! Si seulement Tu nous avais envoyé un Messager ! Nous aurions alors suivi Tes Signes et nous aurions été du nombre des croyants ! »
48. Mais quand la vérité, venant de Nous, leur est parvenue, ils ont dit : « Si au moins il avait reçu ce qu’a reçu Moïse ! » Mais, n’ont-ils pas déjà renié ce qui a été donné à Moïse ? Ils ont dit alors : « Voilà deux magies complices ! »[383] Et d’ajouter : « Nous ne croyons en aucune des deux. »
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[383] Les deux magies auxquelles il est fait référence ici sont la Torah et le Coran.
49. Dis : « Apportez donc un Livre émanant d’Allah, qui serve de meilleur guide que ces deux -là, et je le suivrai volontiers, s’il s’avère que vous êtes sincères. »
51. Nous leur avons fait parvenir la Parole[384] afin qu’ils se souviennent.
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[384] Le Coran.
52. Ceux à qui Nous avons donné le Livre avant (le Coran), croient pourtant à celui-ci.[385]
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[385] Des gens du Livre (Juifs et Chrétiens) s’étaient effectivement convertis à l’Islam.
53. Quand il leur est récité, ils disent : « Nous y croyons. Il est la pure vérité venant de notre Seigneur. Dès avant sa venue, nous étions Musulmans.[386] »
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[386] En croyant d’emblée au Coran, les gens du Livre se sont rendus compte qu’ils avaient été Musulmans avant la lettre.
54. Ceux-là auront double récompense pour avoir été patients (à l’épreuve), pour avoir repoussé le mal par le bien et dépensé des biens que Nous leur avons dispensés.
55. Quand ils entendent de vains propos, ils s’en détournent en disant : « Nous avons nos œuvres et vous avez les vôtres. Que la paix soit sur vous ! Nous n’avons que faire des ignorants. »
56. Tu[387] ne sauras guider qui tu aimes, mais Allah guide qui Il veut. Il est le Meilleur à reconnaître ceux qui sont guidés vers la bonne direction.
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[387] Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui).
57. Ils[388] disent : « Si nous suivons la bonne direction avec toi, nous serons chassés de notre terre. » Ne les avons-Nous pas fermement établis dans une enceinte sacrée et imprenable, vers laquelle sont acheminés, dons de Notre part, des fruits de toutes sortes ? La plupart d’entre eux, cependant, ne savent pas.
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[388] Les Mecquois, alors mécréants.
61. Celui à qui Nous avons fait une belle promesse qu’il verra s’accomplir, est-il donc pareil à celui que Nous avons fait jouir des biens de ce bas monde mais qui, au Jour de la Résurrection, sera amené à comparaître (pour le châtiment) ?
62. Ce jour où Il les appellera pour leur dire : « Où sont donc les associés que vous prétendiez être les Miens ? »
63. Ceux contre qui le verdict sera prononcé diront alors : « Ce sont là, Seigneur, ceux que nous avons dévoyés. Nous les avons dévoyés comme nous l’avons été nous-mêmes. Nous les désavouons devant Toi. Ce n’était pas nous qu’ils adoraient. »
64. Il leur sera dit : « Appelez donc ces associés (que vous prêtiez à Allah). » Or, quand ils les appelleront, ceux-ci ne leur répondront pas. Ils verront alors le supplice (et regretteront) de n’être pas allés vers le droit chemin !
65. Le Jour où Il les appellera, Il leur dira : « Qu’avez-vous répondu aux Messagers ? »
66. Leurs excuses, ce jour-là, leur paraîtront si confuses que nul ne se tournera vers l’autre (pour savoir quoi répondre).
69. Ton Seigneur Sait ce qu’ils cachent dans le secret du cœur et ce qu’ils révèlent (au grand jour).
73. C’est par un effet de Sa grâce qu’Il a fait pour vous la nuit et le jour, (la nuit) pour que vous vous reposiez, et (le jour) pour que vous vous mettiez en quête de Ses faveurs. Peut-être Lui rendrez-vous grâces.
74. Le jour où Il les appellera, Il leur dira : « Où sont donc les associés que vous prétendiez être les Miens? »
75. Nous prendrons de chaque communauté un témoin, et dirons : « Apportez votre preuve ! » Mais ils sauront que la vérité ne relève que d’Allah et ce qu’ils avaient inventé (comme illusions) se sera alors dissipé.
77. Recherche plutôt, avec les biens qu’Allah t’a donnés, la Demeure Ultime. N’oublie cependant pas ta part en ce bas monde.[389] Sois bienfaisant (envers autrui) comme Allah l’a été envers toi. Ne cherche pas le désordre sur terre, car Allah n’aime pas les semeurs de désordre.
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[389] Voilà un verset qui prouve encore une fois que l’Islam, quoi qu’en disent les détracteurs aux interprétations tendancieuses, est la religion de la modération. Elle n’ordonne pas de s’intéresser uniquement aux récompenses promises dans l’autre monde, et de négliger, pour ainsi dire, les devoirs terrestres et le droit de bénéficier des avantages de la vie présente.
79. Il sortit (un jour) devant son peuple, portant ses plus riches parures. Ceux dont la prédilection allait vers les biens de ce monde dirent alors : « Si seulement nous pouvions avoir (les mêmes richesses) que celles données à Qârûn (Coré) : il est certes immensément fortuné ! »
80. Ceux, en revanche, qui détenaient le savoir dirent : « Malheur à vous ! La récompense d’Allah est bien meilleure pour celui qui a la foi et fait le bien. » Mais seuls la recevront ceux qui savent être patients.
82. Et voici que ceux qui, la veille, souhaitaient être à sa place, se reprirent le lendemain matin : « Allah dispense Ses biens à qui Il veut parmi Ses serviteurs, avec générosité ou avec parcimonie. Si Allah ne nous avait pas privilégiés, Il nous aurait certes fait engloutir sous terre. Certes les mécréants ne (sauraient) réussir. »
85. Celui qui t’a imposé le Coran entend te ramener au (lieu amène)[390] d’un retour. Dis : « Mon Seigneur est le Meilleur à Savoir qui indique (aux hommes) la bonne direction (hudâ) et qui est dans un égarement manifeste. »
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[390] Le lieu amène (locus amoenus) est ici La Mecque. Ce sens, tout à fait plausible, prédit le retour du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) à La Mecque. Quelques exégètes donnent une autre interprétation : Le Paradis. Les deux sens sont en harmonie avec l’idée du « lieu amène », et du retour heureux.
86. Tu n’entretenais nul espoir que le Livre te fût envoyé.[391] Il le fut par la grâce de ton Seigneur. Ne sois donc point l’allié des mécréants !
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[391] L’emploi du subjonctif est rendu possible par la négation du verbe « espérer », lequel, à la forme affirmative, régit obligatoirement l’indicatif. En effet, la négation veut que la révélation du Coran au Prophète soit, aux yeux de ce dernier, qui ne s’attendait point à cette mission divine, un événement impossible et inespéré.
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