سورة الأعراف

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Traduction de la Sourate Al-A’raf en الفرنسية de الترجمة الفرنسية - المنتدى الإسلامي

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Verse 1
1. Alif, Lâm, Mîm, Çâd.
2. (Voici) un Livre qu’On a fait descendre vers toi (en révélation). Qu’il n’y en ait donc, dans ton cœur, aucune gêne, mais qu’il (te serve) à avertir et qu’il soit un rappel (adressé) aux croyants.
6. Nous questionnerons certainement ceux vers qui des Messagers furent envoyés et Nous questionnerons aussi les Envoyés.
7. Nous leur raconterons, en pleine connaissance, (leurs œuvres) et Nous n’étions nullement absents.
11. Nous vous avons créés et vous avons donné forme. Puis Nous avons dit aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Et ils se prosternèrent, hormis Iblîs qui n’était point de ceux qui se prosternèrent.
14. Il dit : « Accorde-moi donc un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités. »
Verse 15
15. « Tu es de ceux à qui délai est donné », dit (Allah).
16. – « Comme Tu as décidé de me perdre, je resterai à les guetter, assis sur Ta voie droite. 
18. Il (Allah) dit : « Sors d’ici, marqué d’opprobre et d’infamie ! Quiconque d’entre eux te suivra se trouvera dans la Géhenne que J’emplirai de vous tous! 
21. Et il leur jura : « Je suis pour vous, assurément, le meilleur des conseillers ! »
22. Il les fit choir par ruse. Et quand ils eurent goûté (aux fruits) de l’arbre, leur nudité à tous deux leur apparut. Ils se précipitèrent alors pour la couvrir en y attachant des feuilles du Paradis. Leur Seigneur les appela : « Ne vous ai-Je pas défendu à tous deux cet arbre ? Ne vous ai-Je point dit que Satan est pour vous un ennemi déclaré ? »
23. « Ô Seigneur ! répondirent-ils, nous nous sommes lésés nous-mêmes, et si Tu ne nous pardonnes pas et refuses de nous accorder Ta miséricorde, nous serons certainement du nombre des perdants. »
29. Dis : « Allah a ordonné la justice. Tournez donc vos faces entièrement vers Lui à chaque prosternation. Invoquez-Le, en Lui vouant un culte sincère. Tout comme Il vous a créés en premier lieu, à Lui, certainement, vous retournerez. »
32. Dis : « Qui donc a défendu les parures qu’Allah a mises à la disposition de Ses serviteurs, et les bonnes nourritures qu’Il leur a dispensées ? » Réponds : «  Elles sont toutes destinées dans ce bas monde à ceux qui ont cru, et elles leur seront réservées au Jour de la Résurrection. » C’est ainsi que Nous détaillons clairement les versets à des gens qui savent.
36. Et ceux qui auront traité Nos Signes de mensonges et s’en seront détournés méprisants, ceux-là sont les gens voués au Feu, et là ils séjourneront pour l’éternité.
37. Qui donc est plus injuste que celui qui débite des mensonges sur le compte d’Allah ou qui dément Ses Signes ? À ceux-là parviendra leur part prescrite, jusqu’à ce que Nos Envoyés (parmi les Anges) viennent reprendre leurs âmes et leur disent : « Que sont ceux que vous invoquiez en dehors d’Allah devenus ? » Eux répondront : « Ils nous ont abandonnés ! » Et c’est ainsi qu’ils témoigneront eux-mêmes qu’ils étaient mécréants.
38. Il dira : « Entrez retrouver en Enfer les nations de djinns et d’humains qui vous ont précédés. » Chaque fois qu’une nation y sera entrée, elle maudira la précédente, jusqu’à ce que, toutes réunies, la dernière dise de la première : « Notre Seigneur ! Ceux-là nous ont égarés, double-leur donc le supplice du Feu. » Il dira : « Pour chacun il y aura le double, mais vous ne savez pas. »
40. Ceux qui ont traité Nos Signes de mensonges et qui s’en sont détournés, méprisants, ne verront pas s’ouvrir devant eux les portes du ciel, et ils n’entreront au Paradis que lorsque le chameau s’introduira dans le chas d’une aiguille. Et c’est ainsi que Nous rétribuons les criminels.
42. Et ceux qui ont cru et ont accompli les bonnes œuvres, (qu’ils sachent que) Nous ne chargeons une âme qu’à la mesure de ce qu’elle peut supporter, ceux-là sont les hôtes du Paradis où ils séjourneront pour l’éternité.
43. Nous arracherons toute rancune de leur cœur. Sous eux couleront les rivières, et ils diront : « Louange à Allah Qui nous a bien guidés vers cela. Et nous n’aurions jamais été si bien guidés si Allah ne nous avait pas guidés. Les Messagers de notre Seigneur sont venus avec la vérité. » Ils seront alors appelés : « Voici le Paradis dont vous héritez pour prix de ce que vous faisiez. »
46. Entre les deux, il y aura une muraille et, sur Al-A ̒râf, il y aura des hommes qui reconnaîtront chacun à ses traits particuliers. Et ils appelleront les hôtes du Paradis : « Paix sur vous ! » Ils n’y sont pas entrés, encore qu’ils en aient l’ardent désir.
48. Les gens de Al-A ̒râf interpelleront des hommes qu’ils auront reconnus à leurs traits particuliers en disant : « Tout ce que vous aviez amassé ne vous aura servi à rien, pas plus que ne vous aura profité votre orgueil. »
51. Voilà ceux qui ont pris leur religion pour objet de divertissement et de jeu. Ils ont succombé à la tentation de ce bas monde. Aujourd’hui Nous les oublions comme ils ont oublié la rencontre de leur Jour-ci, eux qui reniaient obstinément Nos Signes.
52. Nous leur avons transmis un Livre que Nous avons détaillé avec science, afin qu’il soit un guide et une miséricorde à ceux qui ont cru.
53. N’attendent-ils que la réalisation de ses annonces ? Mais le jour où ses annonces seront réalisées, ceux qui l’oubliaient diront : « Les Messagers de notre Seigneur avaient effectivement apporté la vérité, aurons-nous donc des intercesseurs ? Intercéderont-ils en notre faveur ? Ou alors serons-nous ramenés (vers la terre) pour agir autrement que nous ne le faisions ? » Ils se seront perdus eux-mêmes, et seront abandonnés par ce qu’ils inventaient (comme fausses divinités).
54. Votre Seigneur est Allah Qui créa les cieux et la terre en six jours, puis S’établit avec une infinie Majesté sur le Trône (istawâ).[182]Il recouvre le jour par la nuit, et celle-ci poursuit (le jour) en permanence. Le soleil, la lune et les étoiles, (Il les créa) soumis à Son commandement. C’est de Lui Seul que procèdent la création et le commandement. Gloire soit rendue à Allah, Seigneur de l’Univers.
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[182] Comme le sens du mot « istawâ » est intraductible (nous employons ce néologisme au lieu de « intraduisible » qui pourrait avoir des connotations péjoratives), les gestes d’Allah étant indicibles et en tout point nonpareils, nous ajoutons au verbe « S’établit », faute de mieux, l’expression « avec une infinie Majesté ».
63. Vous étonnez-vous donc qu’il vous soit parvenu un rappel de votre Seigneur, par le biais d’un homme d’entre vous, afin qu’il vous avertisse, que vous ayez la piété et que vous receviez la grâce ? »
64. Ils le traitèrent d’imposteur. Mais Nous le sauvâmes avec ses compagnons sur l’Arche et nous noyâmes ceux qui avaient démenti Nos Signes. C’était en vérité un peuple aveugle.
67. « Ô peuple mien, dit-il alors, je ne souffre d’aucune débilité, je suis seulement un Messager du Seigneur de l’Univers. 
72. Nous le sauvâmes, avec ceux qui l’accompagnaient, par Notre grâce. Et Nous fîmes périr jusqu’au dernier ceux qui traitaient Nos Signes de mensonges, eux qui n’étaient pas croyants.
73. Et aux Thamûd, (Nous avons envoyé) leur frère Çâlih, qui leur dit : « Ô peuple mien ! Adorez Allah, car vous n’avez d’autre divinité que Lui. Une preuve évidente vous est venue de votre Seigneur : cette chamelle d’Allah est un Signe pour vous. Laissez-la paître sur la terre d’Allah et ne lui faites aucun mal, ou alors vous prendra un douloureux supplice.
74. Et souvenez-vous (dit encore Çâlih) quand Il fit de vous des successeurs après les ‘Ad et vous établit, puissants, sur terre. Dans ses plaines, vous bâtissiez des châteaux et dans ses montagnes, vous sculptiez des maisons. Souvenez-vous donc des faveurs d’Allah et ne répandez point, en semeurs de trouble, la corruption sur terre. »
76. Du haut de leur orgueil, (les notables) répliquèrent : « Nous autres, ne croyons nullement en quoi vous avez cru ! »
77. Puis ils tuèrent la chamelle, enfreignant ainsi le commandement de leur Seigneur, et dirent : « Ô Çâlih ! Fais donc qu’il nous arrive ce dont tu nous menaces, si tu es du nombre des Envoyés ! »
78. Un grand ébranlement les surprit alors et, au matin, ils gisaient inertes dans leurs maisons.
79. Il se détourna d’eux en disant : « Ô peuple mien ! Je vous ai pourtant transmis le message de mon Seigneur et vous ai été de bon conseil, mais vous n’aimez pas les bons conseillers. »
82. Ils n’eurent alors pour toute réponse que de dire : « Chassez-les de votre cité, ce sont des gens qui revendiquent la pureté.[183] »
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[183] Il s’agit là d’une antiphrase: les propos du peuple de Loth sont ironiques. Voir aussi le verset 56 de la sourate An-Naml (Les Fourmis).
83. Nous le sauvâmes avec sa famille, à l’exception de sa femme qui fut du nombre des anéantis.
85. Et (Nous avons envoyé) au peuple des Madyan leur frère Chou ̒ayb, qui leur dit : « Ô peuple mien ! Adorez Allah, car vous n’avez d’autre divinité que Lui. Une preuve évidente vous est venue de votre Seigneur. Respectez donc la mesure et le poids et ne restituez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Ne répandez pas la corruption sur terre après l’amélioration de son état. Ce sera meilleur pour vous, si vous êtes croyants.
87. Si seule une partie d’entre vous a cru à la mission pour laquelle j’ai été envoyé, et qu’une autre partie n’y ait pas cru, prenez patience jusqu’à ce que le Jugement d’Allah vous départage, car c’est Lui le Meilleur des juges. »
89. Nous inventerions alors des mensonges au sujet d’Allah si nous revenions à votre religion, après qu’Allah nous a sauvés. Et nous ne saurions y revenir sauf si Allah, notre Seigneur, le voulait. Notre Seigneur cerne tout de Sa vaste science. Nous nous en remettons à Allah. Seigneur ! Fais le départ[184] entre nous et notre peuple par la vérité. Car Tu es le Meilleur des arbitres. »
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[184] La locution « faire le départ entre deux points de vue » signifie « départager ».
91. Un grand ébranlement les surprit alors et, au matin, ils gisaient inertes dans leurs maisons.
92. Ceux qui taxaient Chou ̒ayb de mensonge (périrent) comme s’ils n’avaient jamais habité (leur cité). Ceux qui traitaient Chou ̒ayb d’imposteur étaient donc eux les perdants.
93. Il s’éloigna d’eux en disant : « Ô peuple mien ! je vous ai pourtant transmis les messages de mon Seigneur et vous ai été de bon conseil. Comment pourrais-je m’affliger pour un peuple de mécréants ? »
94. Nous n’avons jamais envoyé un Prophète dans une cité sans que Nous n’ayons éprouvé ses habitants par les malheurs et l’adversité, peut-être nous imploreront-ils, humbles et suppliants.
95. Puis Nous avons substitué le faste au néfaste, et lorsqu’ils eurent prospéré ils dirent : « Aussi bien le malheur que le bonheur ont touché nos pères. » Alors, Nous les emportâmes subitement sans qu’ils ne s’en aperçoivent.
96. Si les habitants des cités avaient eu la foi et la piété, Nous aurions ouvert devant eux (les portes) de Nos bénédictions venues du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti (la vérité) et Nous les avons emportés subitement pour ce qu’ils avaient commis.
97. Les habitants des cités avaient-ils donc la certitude que Nos rigueurs ne les surprendraient point la nuit, pendant leur sommeil ?
98. Les habitants des cités avaient-ils donc la certitude que Nos rigueurs ne les surprendraient point le jour, pendant leurs loisirs ?
102. Nous n’avons trouvé chez la majorité d’entre eux aucune fidélité aux engagements. Nous les avons trouvés, pour la plupart, pervers.
108. Il retira (de sa tunique) sa main qui apparut d’une blancheur éclatante aux yeux de l’assistance.
110. Il veut vous faire partir de votre terre ! » « Que proposez-vous donc ? » (demanda Pharaon).
111. Ils répondirent : « Fais-le attendre avec son frère et dépêche dans les cités des hommes chargés de rassembler,
Verse 112
112. afin qu’ils te ramènent tout magicien à la vaste connaissance. »
Verse 114
114. « Oui, dit Pharaon, et vous serez certainement parmi les privilégiés. »
115. (S’adressant cette fois à Moïse), ils dirent : «Ô Moïse ! Jetteras-tu (ton bâton) ou veux-tu que nous jetions d’abord (les nôtres) ? »
116. Il dit : « Jetez (les vôtres d’abord). » Ils jetèrent (leurs bâtons et leurs cordes) et éblouirent les gens qui furent saisis de terreur par leur grande magie.
Verse 119
119. Là ils furent vaincus et ils s’en allèrent tout humiliés.
Verse 120
120. Et les magiciens, se jetant à terre prosternés,
Verse 121
121. s’écrièrent : « Nous croyons au Seigneur de l’Univers,
Verse 125
125. Ils dirent : « C’est vers notre Seigneur que nous ferons retour. 
127. L’assemblée des notables du peuple de Pharaon dirent : « Vas-tu laisser Moïse et son peuple semer le désordre sur terre alors que lui t’a abandonné, toi et tes divinités ? » Il dit : « Nous exterminerons leurs hommes et épargnerons leurs femmes ; nous prendrons le dessus sur eux et serons dominateurs. »
128. Moïse dit à son peuple : « Demandez l’assistance d’Allah et prenez patience, car la terre appartient à Allah. Il en fait hériter qui Il veut de Ses serviteurs. Ce qui est à venir reviendra à ceux qui sont pieux. »
130. Nous éprouvâmes le peuple de Pharaon par une succession d’années maigres et une pénurie de fruits afin qu’ils se rappellent.
131. Quand les périodes fastes venaient, ils disaient : « Cela est dû à nous. » Et quand les surprenait un événement néfaste, ils en attribuaient la cause, par superstition, à Moïse et ceux qui étaient avec lui. Leur sort, en vérité, ne relève que d’Allah, mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
133. Nous leur envoyâmes les inondations, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang en Signes distincts. Mais ils réagirent avec orgueil et se comportèrent en criminels.
136. Alors, Nous Nous vengeâmes d’eux et les noyâmes dans les flots, parce qu’ils avaient renié Nos Signes et y étaient complètement indifférents.
140. Et il dit encore : « Voudrais-je pour vous une divinité autre qu’Allah, quand Lui vous a favorisés par rapport à tous les peuples (de votre temps) ? »
141. (Souvenez-vous) quand Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon, alors qu’ils vous faisaient subir les pires supplices. Ils massacraient vos fils et épargnaient vos filles, et c’était là, de la part de votre Seigneur, une épreuve des plus terribles.
142. Nous donnâmes à Moïse rendez-vous pour trente nuits puis Nous y ajoutâmes dix autres, établissant le temps de sa rencontre avec son Seigneur à quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron : « Sois mon remplaçant auprès de mon peuple, fais ce qui est bien et ne suis pas la voie des corrupteurs. »
143. Lorsque Moïse vint à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit : « Seigneur ! Montre-Toi à moi que je Te voie ! » Il (Allah) dit alors : « Tu ne Me verras pas, mais regarde vers la montagne ; si elle demeure en place, alors tu Me verras. » Et lorsque son Seigneur Se manifesta au-dessus de la montagne, Il la réduisit en poussière. Moïse s’écroula foudroyé. Lorsqu’il revint à lui, il dit : « Gloire Te soit rendue ! Je reviens à Toi, repenti, et je suis le premier des croyants. »
144. Il (Allah) dit : « Ô Moïse ! Je t’ai élu et préféré à tous les hommes par Mes Messages et Ma Parole (que Je t’ai adressés sans intermédiaire). Prends donc ce que Je t’ai donné et sois parmi les reconnaissants. »
145. Nous écrivîmes pour lui sur les Tables un enseignement édifiant sur toute chose, et une explication détaillée de toute chose. « Prends-les donc avec fermeté et ordonne à ton peuple d’en observer le meilleur. Je vous montrerai bientôt le séjour des pervers.
146. J’éloignerai de Mes Signes ceux qui sont injustement hautains sur terre. Quand bien même ils verraient tous les Signes, ils n’y croiraient point, et quand bien même ils verraient le chemin de la droiture, ils n’en feraient point leur chemin. Mais s’ils aperçoivent le chemin de l’erreur, ils l’emprunteront comme chemin. Cela, parce qu’ils ont renié Nos Signes et qu’ils y sont (totalement) indifférents.
147. Ceux qui (se sont employés à) démentir Nos Signes et renier la rencontre de l’autre monde, vaines seront leurs œuvres. Auront-ils une autre récompense que celle qui sied à leurs œuvres ? »
148. Le peuple de Moïse, pendant son absence, prit (pour objet d’adoration) un veau (modelé à partir) de leurs ornements et qui produisait comme un mugissement. Ne voyaient-ils donc pas qu’il ne pouvait ni leur parler ni les guider vers aucune voie ? Ils le prirent (pour divinité) et furent vraiment injustes.
150. Puis quand Moïse fut revenu auprès de son peuple, il dit, furieux et déçu : « Combien mauvaise fut votre conduite en mon absence ! Vouliez-vous donc hâter le commandement de votre Seigneur ? » Et il jeta (à terre) les Tables, prit son frère par la tête et le tira vers lui. « Fils de ma mère, dit Aaron, les gens m’ont trouvé bien faible et ont failli me tuer ; ne va donc pas faire le bonheur des ennemis (en me traitant ainsi) et ne me mets pas avec les gens injustes. »
151. Il (Moïse) dit : « Seigneur ! Pardonne-moi et à mon frère ! Accueille-nous en Ta miséricorde, car Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »
152. Ceux qui prirent le Veau (pour idole) subiront de leur Seigneur un courroux et une humiliation en ce bas monde. C’est ainsi que Nous rétribuons ceux qui inventent les mensonges.[185]
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[185] Les mensonges qu’ils inventent sont, entre autres, les divinités illusoires qu’ils adoptent.
155. Moïse choisit parmi son peuple soixante-dix hommes pour Notre rendez-vous. Lorsqu’un violent séisme les eut emportés, (Moïse) dit : « Mon Seigneur ! Si Tu avais voulu, Tu les aurais fait périr avant, et moi avec eux. Nous feras-Tu périr pour ce qu’auront commis les stupides d’entre nous ? C’est bien là Ton épreuve par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux ! Tu es notre Protecteur ; pardonne-nous et reçois-nous en Ta miséricorde, car Tu es le Meilleur de ceux qui pardonnent.
156. Écris-nous,[186] Seigneur, une heureuse part en ce bas monde comme dans l’autre ; nous revenons à Toi, bien guidés et pleins de repentir. » Il (Allah) dit alors : « Mon supplice, Je le ferai subir à qui Je veux, et Ma miséricorde embrasse l’étendue de toute chose. Je l’écrirai donc à ceux qui craignent (Allah), qui s’acquittent de la Zakât, et à ceux qui croient en Nos Signes.
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[186] Au sens de « destine-nous », « prédestine-nous ».
157. Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré dont il est fait mention dans les écrits de la Torah et de l’Évangile, qui leur prescrit le convenable et leur proscrit le condamnable, qui leur permet les choses bonnes et pures, et leur défend les choses mauvaises et impures ; qui les débarrasse du fardeau et du carcan qui les accablaient. Ceux qui auront cru en lui, l’auront appuyé et auront suivi la lumière descendue avec lui, ceux-là sont ceux qui auront atteint à la félicité. »
158. Dis : « Ô hommes ! Je suis le Messager d’Allah pour vous tous, (Envoyé par) Celui à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre, point d’autre divinité que Lui ! Il fait vivre et fait mourir. Croyez donc en Allah et en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles ; et suivez-le, peut-être trouverez-vous le droit chemin. »
159. Et au sein du peuple de Moïse, il est une communauté qui guide par la vérité et qui, par elle, applique l’équité.
160. Nous les partageâmes en douze tribus et autant de communautés. Nous inspirâmes à Moïse à qui son peuple demanda de l’eau : « Frappe de ton bâton le rocher ! » et du rocher jaillirent douze sources. Chaque tribu sut ainsi où elle pouvait boire. Nous déployâmes alors sur eux l’ombre d’un nuage et leur envoyâmes la manne et les cailles : « Mangez des bonnes nourritures que Nous vous dispensons. » Ce n’est pas Nous qu’ils ont lésé, ils se sont lésés eux-mêmes.
161. Et lorsqu’il leur fut dit : « Habitez cette cité, mangez-y de ce qu’il vous plaira mais dites : "Rémission pour nos péchés !" Entrez-y par la porte prosternés, Nous vous pardonnerons alors vos fautes et Nous donnerons plus encore aux bienfaiteurs. »
164. Et lorsqu’un groupe d’entre eux dit : « Qu’avez-vous à exhorter des gens qu’Allah va faire périr et qu’Il va soumettre à un terrible supplice ? » Ils dirent : « Pour n’en être point responsables devant notre Seigneur et dans l’espoir qu’ils deviendront pieux ! »
165. Et quand ils eurent oublié ce qui leur avait été rappelé,[187] Nous sauvâmes ceux qui proscrivaient le mal et Nous prîmes les injustes dans un supplice très dur pour prix de leurs actions perverses.
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[187] Quand les gens exhortés eurent oublié les exhortations.
167. (Et souviens-toi aussi) lorsque ton Seigneur déclara qu’Il enverrait contre eux (des gens) qui, jusqu’au Jour de la Résurrection, leur feraient subir les pires supplices. Ton Seigneur est certes prompt en châtiment, mais Il est (aussi) Absoluteur et Tout Miséricordieux ;
168. Nous les partageâmes en (diverses) nations sur terre, lesquelles comptaient des gens de grande vertu et d’autres de vertu moindre. Et Nous les avons éprouvés par le malheur autant que par le bonheur, afin qu’ils reviennent (de leur égarement).
169. Il vint après eux des successeurs qui reçurent le Livre en héritage (la Torah). Ils lui préféraient volontiers les biens de ce bas monde et disaient : « Il nous sera pardonné. » Mais si on leur en offrait de semblables, ils les prenaient toujours. N’avait-on pas pris sur eux l’engagement du Livre, celui de ne dire sur le compte d’Allah que la vérité ? Ils en avaient pourtant étudié le contenu (du Livre). L’ultime séjour est certes meilleur pour ceux qui ont la piété. N’allez-vous donc pas comprendre ?
170. Et ceux qui s’en tiennent au Livre et qui observent la Çalât, (qu’ils sachent que) Nous ne laisserons point se perdre la récompense des gens de bien.
171. Et lorsque Nous suspendîmes au-dessus d’eux le Mont comme un gigantesque nuage, et qu’ils crurent qu’il allait tomber sur eux, (Nous leur dîmes) : « Prenez fermement ce que Nous vous avons donné (le Livre) et rappelez-vous ce qu’il contient, peut-être craindrez-vous (Allah). »
Verse 174
174. C’est ainsi que Nous détaillons clairement les Signes, peut-être reviendront-ils (de leur égarement).
175. Récite-leur l’histoire de celui à qui Nous avions apporté Nos Signes et qui s’en sépara. Satan l’ayant attiré à sa suite, il rejoignit le nombre des dévoyés.
177. Bien mauvais exemple est celui des gens qui ont traité Nos Signes de mensonges, alors qu’ils ne faisaient que se léser eux-mêmes.
178. Celui qu’Allah veut orienter vers la bonne direction, celui-là est bien dirigé, et ceux qu’Il entend égarer, ceux-là sont les perdants.
181. Certains de ceux que Nous avons créés forment une communauté qui guide par la vérité et qui, par elle, respecte l’équité.
182. Et ceux qui renient Nos Signes, Nous les conduirons progressivement à leur perte par des voies qu’ils ne soupçonnent pas.
187. Ils t’interrogent sur l’Heure et le moment de sa venue. Dis : « Sa science est du ressort de mon Seigneur. Nul autre que Lui ne la manifestera au moment qui lui est prescrit. Elle pèsera lourd dans les cieux et sur terre[188] et n’arrivera à vous que subitement. Ils t’interrogent (à son propos) comme si tu en étais prévenu. Dis : « Seul Allah en a la science. » Mais la plupart des hommes ne le savent pas.
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[188] Elle sera un objet de grande inquiétude aussi bien pour les hommes que pour les Anges.
188. Dis encore : « Je ne possède pour moi-même ni le pouvoir de m’assurer un profit ni celui de me préserver d’un tort, si ce n’est ce que veut Allah. Et si je savais les secrets de l’Inconnaissable (ghayb), j’amasserais d’abondantes richesses, et aucun mal ne m’atteindrait. Je ne suis rien de moins qu’un (Prophète) venu avertir (de la voie malheureuse) et annoncer (l’heureuse issue) à des gens qui croient.
189. C’est Lui Qui vous créa d’un seul être, et Qui (de ce même être) tira son épouse afin qu’auprès d’elle, il trouvât le calme et le repos. Et quand il l’eut approchée, elle en conçut d’abord une grossesse légère (qui ne l’empêchait point de se mouvoir), puis quand elle se sentit plus lourde, tous les deux invoquèrent ainsi leur Seigneur : « Si Tu nous accordes un (enfant) sain, nous Te serons vraiment reconnaissants. »
190. (Pourtant), lorsqu’il leur eut accordé un (enfant) sain, ils Lui associèrent (des émules) pour ce qu’Il leur avait accordé. Mais Allah est au-dessus de ce qu’ils Lui associaient.
191. Lui attribuent-ils donc des associés qui ne créent rien et qui sont eux-mêmes créés ?
193. Les appelleriez-vous vers la bonne direction (hudâ), ils ne vous suivront pas. Pour vous, ce sera la même chose : que vous les appeliez ou que vous vous taisiez.
196. Car mon Protecteur c’est Allah, Lui Qui a fait descendre (en révélation) le Livre, Lui Qui Se charge de protéger les vertueux.
200. Et si Satan te tente par quelque tentation,[189] trouve refuge auprès d’Allah, car Il Entend Tout et Il est Omniscient.
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[189] « Tenter par quelque tentation » est un emploi du verbe avec son complément interne (comme « vivre sa vie », « dormir son sommeil », « aller son chemin »). Nous y recourons ici pour mieux rendre la structure arabe dans le verset : ينزغنّك نزغ.
202. Tandis que leurs frères (ceux des démons) sont poussés vers l’erreur et ne peuvent plus se retenir.
203. Quand tu ne leur apportes pas de verset, ils disent : « Pourquoi n’en inventes-tu pas un ? » Dis : « Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé par mon Seigneur. » Voilà (les versets) qui sont des preuves éclatantes venues de votre Seigneur, une bonne direction (hudâ) et une miséricorde pour des gens qui ont la foi.
204. Et quand le Coran est récité, écoutez-le, et prêtez en silence une oreille attentive (à sa lecture), peut-être serez-vous touchés par la miséricorde.
206. Ceux qui se trouvent auprès de ton Seigneur ne refusent pas, par orgueil, de L’adorer. Ils Lui rendent gloire et se prosternent devant Lui.[190]
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[190] Juste après ce verset, il est recommandé de se prosterner, soit pendant la lecture ordinaire du Coran, soit pendant sa récitation au cours de la Çalât. Il s’agit de la première sur un total de quatorze prosternations recommandées durant la lecture du Coran.
تقدم القراءة