3. qui croient à l’Inconnaissable (ghayb),[6] accomplissent la Çalât[7] et dépensent des biens que Nous leur avons dispensés.
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[6] Nous conserverons la transcription de la notion arabe lorsqu’elle n’est que partiellement traductible en français. Le mot ghayb signifie plus que l’invisible ou l’inconnaissable. Sa racine réfère aux connaissances « absentes » comme le confirme le trilitère غاب. Il s’agit de connaissances relatives à la fois au passé, au présent et à l’avenir. Ce sont les secrets et les mystères de l’univers, inaccessibles aux capacités intellectuelles ou prémonitoires de l’être humain, car cela est du ressort de la seule omniscience divine.
[7] Nous conservons ce mot arabe qui, traduit souvent par prière, perd de son sens spécifique. La notion de « prière » est générique, qui recouvre plusieurs dénotations évoquant tantôt le recueillement, tantôt l’invocation aux sens ordinaires. Tandis que la Çalât désigne l’un des cinq piliers de l’Islam et qui consiste à accomplir le devoir sacré et rituel des cinq prières quotidiennes : à l’aube (al-fajr), vers midi (adh-dhohr), l’après-midi (al-açr), après le coucher du soleil (al-maghrib), le soir (al-ishâ’). Les gestes rituels répétés au cours de chaque Çalât sont rigoureusement déterminés selon ces cinq moments quotidiens et s’enchaînent suivant les stations suivantes : debout, buste incliné vers l’avant, génuflexion, prosternation, assis.
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[6] Nous conserverons la transcription de la notion arabe lorsqu’elle n’est que partiellement traductible en français. Le mot ghayb signifie plus que l’invisible ou l’inconnaissable. Sa racine réfère aux connaissances « absentes » comme le confirme le trilitère غاب. Il s’agit de connaissances relatives à la fois au passé, au présent et à l’avenir. Ce sont les secrets et les mystères de l’univers, inaccessibles aux capacités intellectuelles ou prémonitoires de l’être humain, car cela est du ressort de la seule omniscience divine.
[7] Nous conservons ce mot arabe qui, traduit souvent par prière, perd de son sens spécifique. La notion de « prière » est générique, qui recouvre plusieurs dénotations évoquant tantôt le recueillement, tantôt l’invocation aux sens ordinaires. Tandis que la Çalât désigne l’un des cinq piliers de l’Islam et qui consiste à accomplir le devoir sacré et rituel des cinq prières quotidiennes : à l’aube (al-fajr), vers midi (adh-dhohr), l’après-midi (al-açr), après le coucher du soleil (al-maghrib), le soir (al-ishâ’). Les gestes rituels répétés au cours de chaque Çalât sont rigoureusement déterminés selon ces cinq moments quotidiens et s’enchaînent suivant les stations suivantes : debout, buste incliné vers l’avant, génuflexion, prosternation, assis.
الترجمة الفرنسية - المنتدى الإسلامي
Ce verset désigne ceux qui accomplissent la prière (`aş-şalâh(şalâtu)) conformément aux prescriptions divines et recommandations prophétiques, ceux qui emploient les richesses qu’Allah leur a accordées en s’acquittant des dépenses obligatoires comme la zakât (`az-zakâh(zakâtu)), ou facultatives comme l’aumône (`aş-şadaqah (şadaqatu)) dans l’espoir d’être rétribués par Allah.L’Invisible (`al-ghaybu) désigne tout ce qui n’est pas perçu par les sens, ce qui nous est donc normalement inconnu et que nous ne connaissons que par ce qui nous a été enseigné par Allah et Son Messager, comme le Jour Dernier (`al-yawmu l-`âkhiru). Ces hommes croient en la Révélation (`al-waħyiu) qu’Allah a révélé au Prophète et aux autres Envoyés avant lui, sans faire de distinction entre eux. Ce sont ceux qui croient fermement à l’au-delà (`al-`âkhirah(`âkhiratu)), ainsi qu’à la rétribution et au châtiment.
الترجمة الفرنسية للمختصر في تفسير القرآن الكريم
ٱلَّذِينَ يُؤۡمِنُونَ بِٱلۡغَيۡبِ وَيُقِيمُونَ ٱلصَّلَوٰةَ وَمِمَّا رَزَقۡنَٰهُمۡ يُنفِقُونَ
qui croient à l'invisible et accomplissent la Salât et dépensent (dans l'obéissance à Allah), de ce que Nous leur avons attribué,
Muhammad Hamidullah - French translation
Ceux qui croient à l’invisible et accomplissent la prière ( As-Ṣalāt ) et qui dépensent [dans l’obéissance à Allah] de ce que Nous leur avons attribué.
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[5] L’invisible: tout ce que nous ne pouvons percevoir et connaître et même tout ce dont nous ne pouvons même pas réaliser l’existence passée, présente ou future. Ṣalāt: signifie ici non pas la prière seulement, mais les prières quotidiennes comportant des récitations, des invocations, des mouvements et des attitudes définis.
Il y a cinq Ṣalāt quotidiennes: à l’aube, peu après que le soleil passe le méridien, tard dans l’après-midi, tout de suite après le coucher du soleil, et enfin à la disparition du crépuscule. Pour les pays près des deux régions polaires, on a dû aménager ces horaires. - La Ṣalāt hebdomadaire du vendredi remplace, ce jour-là, la deuxième Ṣalāt, celle de midi. - Les Ṣalāt des deux fêtes (˒idul Fiṭr et ˒idul Aḍḥa) sont recommandées par le Prophète, mais non obligatoires.
A part le nombre de cycles d’actes (Rak˒at), toutes ces Ṣalāt se ressemblent quant à la façon de les accomplir: on fait les ablutions (voir S. 5, v. 6) on se met debout et on se tourne vers la Ka˒ba à la Mecque (voir S. 2, v. 144) - en Europe occidentale, vers le sud-est - et on formule l’intention de prier. On récite la première sourate du Coran «Al-Fātiḥa», en la faisant suivre de quelques versets coraniques ou d’une courte sourate. Puis on s’incline, mettant les mains sur les genoux et on se redresse; ensuite, on se prosterne, posant le front sur le sol, puis on s’assied, et après une deuxième prosternation, on se remet debout. Tout cela constitue un «cycle d’actes», une Rak˒a. On fait dans le deuxième cycle Rakat la même chose que dans le premier, mais au lieu de se mettre debout après les prosternations, on reste assis et on récite le tachahhud [glorification d’Allah, salut au Prophète (صلى الله عليه وسلم), à soi-même et à tous les bons croyants et témoignage de l’unicité d’Allah]. Si la Ṣalāt a deux cycles (comme lors de l’aube), elle se termine par le salut final, après le tachahhud. Sinon, on se lève et on fait un nouveau cycle (dans la 4e Ṣalāt il y a trois cycles, et dans les 2e, 3e et 5e, quatre cycles), et on termine la Ṣalāt en saluant, tournant la tête à droite puis à gauche.
Dépensent dans l’obéissance à Allah: en Islam, on est obligé de donner un pourcentage de ce que l’on possède, annuellement, et ce d’après un barème établi: c’est la Zakāt. D’ailleurs on peut donner pour un acte de pure charité ce qu’on veut. Sont visées dans ce verset toutes les dépenses faites dans l’obéissance à Allah: la Zakāt, la dépense concernant les parents et les proches, les largesses bénévoles, etc.
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[5] L’invisible: tout ce que nous ne pouvons percevoir et connaître et même tout ce dont nous ne pouvons même pas réaliser l’existence passée, présente ou future. Ṣalāt: signifie ici non pas la prière seulement, mais les prières quotidiennes comportant des récitations, des invocations, des mouvements et des attitudes définis.
Il y a cinq Ṣalāt quotidiennes: à l’aube, peu après que le soleil passe le méridien, tard dans l’après-midi, tout de suite après le coucher du soleil, et enfin à la disparition du crépuscule. Pour les pays près des deux régions polaires, on a dû aménager ces horaires. - La Ṣalāt hebdomadaire du vendredi remplace, ce jour-là, la deuxième Ṣalāt, celle de midi. - Les Ṣalāt des deux fêtes (˒idul Fiṭr et ˒idul Aḍḥa) sont recommandées par le Prophète, mais non obligatoires.
A part le nombre de cycles d’actes (Rak˒at), toutes ces Ṣalāt se ressemblent quant à la façon de les accomplir: on fait les ablutions (voir S. 5, v. 6) on se met debout et on se tourne vers la Ka˒ba à la Mecque (voir S. 2, v. 144) - en Europe occidentale, vers le sud-est - et on formule l’intention de prier. On récite la première sourate du Coran «Al-Fātiḥa», en la faisant suivre de quelques versets coraniques ou d’une courte sourate. Puis on s’incline, mettant les mains sur les genoux et on se redresse; ensuite, on se prosterne, posant le front sur le sol, puis on s’assied, et après une deuxième prosternation, on se remet debout. Tout cela constitue un «cycle d’actes», une Rak˒a. On fait dans le deuxième cycle Rakat la même chose que dans le premier, mais au lieu de se mettre debout après les prosternations, on reste assis et on récite le tachahhud [glorification d’Allah, salut au Prophète (صلى الله عليه وسلم), à soi-même et à tous les bons croyants et témoignage de l’unicité d’Allah]. Si la Ṣalāt a deux cycles (comme lors de l’aube), elle se termine par le salut final, après le tachahhud. Sinon, on se lève et on fait un nouveau cycle (dans la 4e Ṣalāt il y a trois cycles, et dans les 2e, 3e et 5e, quatre cycles), et on termine la Ṣalāt en saluant, tournant la tête à droite puis à gauche.
Dépensent dans l’obéissance à Allah: en Islam, on est obligé de donner un pourcentage de ce que l’on possède, annuellement, et ce d’après un barème établi: c’est la Zakāt. D’ailleurs on peut donner pour un acte de pure charité ce qu’on veut. Sont visées dans ce verset toutes les dépenses faites dans l’obéissance à Allah: la Zakāt, la dépense concernant les parents et les proches, les largesses bénévoles, etc.
الترجمة الفرنسية - محمد حميد الله